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Avant sur ce blog, vu que j'y parle pour beaucoup de ma vie ultra passionnante, je parlais aussi évidemment de mes histoires d'amour foireuses (enfin y'en a pas eu des masses tu me diras)
Et puis, j'ai arrêté. Parce que je suis tombé amoureuse mais c'était secret, fallait pas en parler (moi, la pipelette, tu n'imagines même pas à quel point ça m'a coûté)
Parce que voilà, quand on tombe amoureuse d'un homme qui est déjà celui d'une autre, faut garder ça pour soi et fermer sa gueule gentiment.
Mais aujourd'hui, bah j'ai envie d'en parler.

Combien de fois j'ai conseillé aux copines amoureuses d'hommes mariés, de fuir, aussi loin et vite que possible tellement une histoire comme ça finit toujours mal. Dans les pleurs, la souffrance et même l'incompréhension.
Ça dure généralement des lustres pour invariablement le même résultat. Un couple qui reste en place, même s'il n'est pas heureux, et une gonzesse qui n'a rien demandé à personne mais qui morfle.
Cherche pas d'antécédents dans ta tête, je te dis que ça se passe toujours comme ça !
Si un homme doit quitter sa femme pour une autre, il le fait tout de suite ou bien il ne le fait jamais.
(et là, je vois toutes les copines qui opinent du chef tellement elles sont d'accords et se rappellent d'un cas précis ! ;o))

Pour moi, tout a commencé il y a un an et demi quasiment. Je venais d'arrêter de fumer (c'est important de préciser !), j'étais bien décidé à m'occuper de moi (comprendre, ma silhouette) et surtout d'arrêter de me laisser tourner la tête pour des hommes qui ne me méritent sans doute pas ou qui simplement ne veulent pas de moi.
Arrêter de me faire des films avec rien, aussi...

Il est arrivé assez discrètement dans ma vie, mais surtout, virtuellement. (dans le genre "cumul", je peux pas faire mieux je crois)
Au début, c'était amical, sympathique... Même si les mails devenaient vite nombreux, et les réponses rapides.
Le courant passait clairement bien et c'était très agréable en fait. Sans arrière-pensée aucune, du moins de mon côté. Je n'étais pas dans l'optique de plaire à tout prix (pour une fois !) mais je n'étais évidemment pas opposée à de nouvelles rencontres.
Puis les mails se sont transformés en conversation msn, et rapidement, en conversations téléphoniques.
Histoire classique j'ai envie de dire.
J'ai bien compris que je ne lui étais pas indifférente (en même temps, quand tu restes au téléphone avec un mec jusqu'à 2h du matin la première fois, c'est relativement clair), mais notre différence d'age et son statut d'homme pris m'ont bien freinés.
Les hommes maqués ne m'ont jamais intéressés. (bah quoi, y'a des filles qui ne sont attirés que par ça, c'est pas mon cas !)
Je ne vois pas pourquoi j'irais volé le mec d'une autre alors qu'il y en a plein d'autres de dispo.
Même... Je me souviens avoir été éprise d'un garçon pendant de longs mois et du jour où il a été totalement heureux avec sa nouvelle copine, je suis passé à autre chose, comme ça.
Non vraiment, je n'ai rien à faire des hommes heureux en ménage... Comme si j'étais doté d'une espèce de filtre (le firewall du mec maqué en quelques sortes)

Et pour celui-là, je ne voulais surtout pas déroger à MA règle mais à mon grand étonnement je sentais qu'il ne m'en fallait pas beaucoup pour me laisser aller. Mon filtre était-il cassé ?!
Alors même si j'aimais beaucoup nos conversations quasi-quotidiennes, je préférais me répéter, vainement, qu'il était trop vieux, trop moche, trop loin et trop pris.
Et puis... Et puis....
Il me plaisait trop, vraiment et sincèrement, comme jamais, je ne pouvais pas aller contre ça. Et même physiquement, alors que je ne l'avais jamais vu qu'en photos, je le trouvais trop.... à mon goût.
Mais ça n'était qu'un détail, c'était pas forcément son physique qui me faisait envie chez lui. Comme avec beaucoup d'autres hommes que j'ai aimés d'ailleurs, le physique, l'âge, la situation, tout ça, c'est secondaire.

Et puis surtout, mon fameux instinct s'en est mêler....
Autant des fois, je suis contente de l'avoir, autant là j'aurais préféré qu'il se taise et me foute la paix. J'aurais sans doute détournés les yeux de cet homme et serais retournée à ma petite vie.
Mais non, mon instinct m'a fait comprendre que cet homme là n'était pas vraiment heureux avec sa compagne.
C'est ce que je me suis toujours dit, presque dès le départ...
Et d'ailleurs, pourquoi un homme heureux dans son couple, irait discuter et dire des mots doux à une fille jusque tard dans la nuit, tous les jours pendant des semaines, s'il a tout ce qu'il faut à la maison ??
Et les rares fois où nous avons parlés de sa relation, on ne peut pas dire qu'il se soit montré très enthousiaste.
Alors pour moi c'était clair et net, oui il était pris mais non il n'était pas heureux.
Du coup, je me suis servie de ça je crois, pour m'autoriser l'interdit.
Non seulement je suis tombée amoureuse, mais je voulais qu'il soit fière de moi aussi.
Clairement, grâce à lui, il me poussait des ailes. Je ne touchais plus terre. Comme dans la chanson...I thought I was, someone else, someone good...

Comme je l'ai dit, le courant passait bien, mais surtout, pendant nos conversations nocturnes, un lien s'est vraiment créé entre nous deux. Ça peut paraitre fou ou con de dire ça quand on a jamais vu la personne mais nous étions vraiment connectés l'un à l'autre. Comme si nos deux âmes se retrouvaient. Ressentant les mêmes choses au même moment... Lui se laissant aller à des confidences qu'il n'avait faites à personne quasiment.
Ce n'était pas le premier mec virtuel que je rencontrais mais avec lui, c'était vraiment différent en tout point.
Et c'était si bon de me sentir aimé à nouveau.

Moi, pauvre petite biche égarée, ce vieux loup n'a fait de moi qu'une bouchée....

 

Alors j'ai bien tenté de me protéger un peu, tellement le peu de personnes qui étaient au courant de la situation prirent peur à ma place...
Je lui ai donc dit que je n'étais pas le genre à être une maitresse, et encore moins un coup d'un soir (j'ai testé une fois malgré moi, et j'ai pas trop aimé, en fait).
Il comprenait.
Il comprenait mais ne disait pas non plus clairement ce qu'il comptait "faire de moi".
Et moi, j'avais bien trop peur d'être rejetée une nouvelle fois pour oser mettre les pieds dans le plat.
Moi je voulais être aimé, mais officiellement en plus de ça.
Nous discutions donc tous les soirs, de tout, de rien et de sexe... Et comme "le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder" rendez-vous fut donc pris pour la fin du mois. Nous allions nous rencontrer et à ce moment là... Nous "verrions bien".
Sauf que j'ai rien vu en fait.

A cause de faits indépendant de sa volonté, il ne put me rejoindre.

Et c'est à ce moment que mon instinct infaillible a décidé de me lâcher par contre. L'amour rend aveugle, on ne dit clairement pas ça pour rien....
Parce que voilà, cet homme mentait à sa femme à propos de moi (ou du moins, il cachait la vérité) j'en étais consciente, mais JAMAIS Ô grand JAMAIS je n'aurais pu imaginer une seconde qu'il me mente à moi. Celle pour qui "il n'avait pas ressenti ça depuis longtemps et qu'il ne pensait même pas ressentir à nouveau un jour".
Je lui faisais confiance et on était trop liés pour qu'il ait pu me mentir.
Je sais, je suis naïve.
Mais évidemment, un menteur restera toujours un menteur.
Jamais il n'y avait eu d'annulation. Il s'était juste dégonflé. Ou alors s'était-il rappelé qu'il avait une femme et la piqure de la culpabilité commençait à trop se faire sentir.
Je ne le saurais sans doute jamais.
Toujours est-il qu'au lieu de me dire la vérité, quelle qu'elle soit, il a préféré me mentir.
Mais mentir, même avec les meilleurs intentions, notamment celle de ne pas faire souffrir, ça reste mentir.
Et mentir, c'est mal !

Il aurait été plus simple si lui ou moi avions rompu tout contact à ce moment de l'histoire. Même si j'étais déjà bien mordue, un petit mois aurait été vite oublié.
Mais non, moi je n'avais d'yeux et d'oreilles (et le reste) que pour lui et lui, malgré sa défection, continua de m'appeler.
Mais plus le soir non, bizarrement, il n'était plus dispo. Il avait toujours une bonne excuse.
Mais tous les matins par contre, je me réveillais au son de sa voix, et si je n'ai pas manqué un jour de travail ces mois-là comme j'aurais pu (je suis une habituée du RTT improvisé) c'est bien grâce à lui.
Mmmh sa voix. Elle me rassurait. J'aimais l'entendre me reveiller gentiment, me susurrer des douceurs à l'oreille... C'est comme s'il était là, dans mon lit avec moi.
Et quand il n'appelait pas, bien sûr, j'étais folle !

Et puis plusieurs fois quand même, je l'ai mis un peu au pied du mur, lui demandant où on allait. Parce que ça commençait à me faire souffrir cette histoire.
Moi j'avais été claire (même si finalement je devenais ce que je ne voulais pas être) mais lui ?
Je voulais qu'il arrête s'il ne souhaitait pas quelque chose de sérieux, parce que moi, j'en étais bien incapable.
Mais il a continué à rester vague, evasif, à me demander d'être patiente.
Mais patiente pour quoi ? Pour que la blessure soit plus importante ?
Ca a donc duré encore des mois. J'ai continué à y croire, faire confiance.
Des mois a me demander où j'allais avec ce mec, à osciller entre les doutes et la certitude d'avoir trouvé l'homme dont j'avais rêvé depuis toujours.
Je ne me trompe habituellement jamais sur quelqu'un et lui, je le savais, c'était un mec bien. Surtout qu'il se sentait coupable d'avoir envie de tromper sa femme et même de potentiellement passer à l'acte. J'étais sûre de moi, c'était pas un salaud ! Pas lui !
Et pourtant, les mois passaient mais on ne s'était toujours pas vus et je me disais souvent qu'il me cachait des choses, peut être...

Alors finalement j'y suis allée. Et je crois que ça, il ne s'y attendait vraiment pas.

Et alors que j'avais imaginé 50, 100 scénariis différents dans ma tête, notre rencontre ne fut vraiment pas à la hauteur de mes attentes.
Absolument pas pressé de me voir, avec encore des excuses bidons pour repousser l'échéance, j'ai finalement été casée entre deux rdv comme un vulgaire entretien d'embauche.
Aucune effusion de joie ou d'amour comme nous l'avions prévus mais une simple ballade et un baiser volé le long d'une porte, clotureront cette rapide rencontre, comme si les longs mois précédents n'avaient jamais existés.

J'étais déçue mais je le fus encore plus lorsque le lendemain je lu le mail annoncant qu'on devait rester "copains". Il m'aurait enfoncé un poignard dans le coeur que ça n'aurait pas fait plus mal.

Ce fut long mais quand même il me rappela quelque temps après, mais je me suis certainement montré encore trop entreprenante et l'ai fait fuir une fois de plus...
Et puis j'en ai appris un peu plus aussi, notamment l'existence d'une troisième femme.
Oui oui, t'as bien lu, le mec qui avait les boules de tromper sa femme, le faisait déjà, en fait.
J'étais encore plus déçue evidemment et même si cet homme n'avait jamais rien été officiellement pour moi, je me suis sentie totalement trahie.

Depuis plus de 6 mois nous n'avons plus aucun contact, il m'a supprimé partout où il me pouvait me supprimer sur internet et m'a purement rayé de sa vie pour le peu que j'en aie fais partie, parce que c'est sans doute plus simple pour lui...

Bien sûr, je devrais avoir tourner la page, je devrais être colère même et lui en vouloir, le maudire sur 10 générations mais non. Non seulement je ne suis pas de cette nature mais surtout, je continue de chercher des reponses, je continue de me dire "mais pourquoi moi ?"... et surtout, je continue au fond de moi à voir un homme bon en lui.

Je lui ai dit une des dernières fois que jamais je n'aimerais un autre homme que lui et pour une fois, c'était pas des paroles en l'air.

Non, décidément, je ne suis pas guérie.



Je n'ai pas écris cet article pour que vous me donniez des conseils (je les connais) ou que vous vous apitoyiez sur mon sort (je sais), ou pire que vous me jugiez ! (je suis consciente que c'est ridicule presque comme situation)
J'avais juste besoin de mettre ça noir sur blanc, sur mon blog, une bonne fois pour toutes.
(ça veut pas dire que j'en parlerais plus cela dit)