Pas de chanson aujourd'hui, non (Ben oué c'est comme ça)... j'ai pas eu le temps de fignoler celles sur lesquelles je "travaille".

Non, aujourd'hui, j'ai envie de vous raconter mon aventure d'hier soir. Dont je me serais bien passé à vrai dire mais bon.... Ça permettra ainsi de raconter un peu ma vie parce que ça fait longtemps finalement... mais que voulez-vous, le plus gros de ma vie et ce qui occupe mes pensées, je ne peux pas vous en parler.... C'est ça d'avoir des activités illégales ! ;o) (si la Police passe par là, je DÉCONNE !)

Je vous préviens, ça risque d'être long....

Que je vous replace le contexte : Mercredi soir, 19 heures et quelques, je fais ma petite popote tranquilloute au son des Doors (Aaah Jiiim).
Si vous voulez, je peux même vous dire mon menu : Papillotte de cabillaud aux ptits légumes, trop miam ! (2008, année des changements : après le sport, Vaness se met à faire la bouffe, unbelievable)

Et alors que je coupe mes courgettes, tomates, poivrons, etc....  à plusieurs reprises, je me fais cette réflexion (à voix haute car oui, je parle toute seule chez moi, normal me direz-vous, je suis seule) 
"'tain mais merde, c'est quoi ce bip que j'entends depuis tout à l'heure".

N'ayant pas que ça à foutre que d'inspecter tous les appareils susceptible d'émettre ce bruit qui me titille, j'en conclue un peu trop hâtivement que ce sont mes enceintes un peu pourraves qui supporte pas le son monté à fond les ballons.

20h40, merde ! la nouvelle star a commencée ! Je m'installe devant, just in time, pour déguster mon chouper menu. (Oué, j'avoue, je regarde la nouvelle star... J'aime le chant et j'adore critiquer, cette émission était faite pour moi)
Je mange, je mate puis je me rends compte au bout d'un moment que ce putain de bip est toujours là... Par contre, je remarque que ce n'est pas un son continu mais un bip-bip (non, le coyote n'était pas là)

Je finis de bouffer, vais coller mon assiette dans l'évier (et merde pour la vaisselle, on verra ça demain, surtout pour une assiette) et me prépare à passer une petite soirée mémère devant mon émission à la con, habillée de mes guenilles qui me servent de pyjama (vieux futal noir large et déglingué, oui Lolette, je  l'ai toujours) et j'ajouterais mon plaid si je vois que j'ai pas chaud. (c'est le printemps mais il fait encore plus froid que cet hiver... ♪ j'veux du soleil)

Mais là, c'est le drame *musique d'ambiance*
Le bip-bip, ce coup-ci je l'entends quand même vachement beaucoup et je vois bien (enfin j'entends bien) que c'est pas chez moi.
J'ouvre ma porte d'entrée et là, le bruit se fait plus net encore, plus fort... coup d'oreille à gauche, coup d'oreille à droite. Bon sang mais c'est bien sûr ! Ça vient de chez mon voisin d'à côté !

Il faut savoir que mon voisin, qui a l'allure d'un pépère d'au moins 70 piges, mais qui n'en a pourtant que 58... m'a déjà fait un coup de calgon y'a 3 semaines de ça.
Je rentrais de courses un samedi après-midi, prête à accueillir mon aixoise lorsque je l'ai retrouvé affalé sur les marches devant ma porte, tremblotant comme une feuille.
J'ai d'abord cru qu'il était bourré mais finalement c'était juste son arthrite/arthrose/hypertension/problèmes neurologiques (ne rayez pas de mention) qui lui avait coupé les pattes alors qu'il fermait ses volets (à 15h, no comment).
Il m'attendait là pour que, moi, petite Vaness d'1m58, je le soulève et le ramène chez lui pour le coller dans son plumard.  Genre, je fais de la muscu maintenant, je peux le porter d'un bras le pépère :-/
Bon, j'ai bien tenté mais bon, nan hein, trop lourd, trop handicapé. Bref, je vous la fais courte mais il a fallu qu'on appelle les pompiers, qui eux, l'ont emmenés à l'hosto.


Je me poste donc devant l'un de ses volets (entre temps, j'ai enfilé un gilet parce que merde, ça cailleuuh) et là oui, je confirme, ce putain de bip-bip-bip-bip strident, ça vient bien de chez lui.
Je fais le tour pour aller le voir et au cas où lui demander qu'il arrête son merdier (même si je sens déjà que quelque chose se trame)
Evidemment, porte fermée et même volet de porte fermé à clé ! Je tape mais j'ai pas de reponse (pis bien sûr, sa conne de sonnette se trouve entre le volet et la porte)
Pourtant je vois dans les interstices qu'il y a de la lumière. Pépère est donc bien chez lui mais visiblement ce bruit saoulant ne le dérange pas le moins du monde. (Pareil pour les abrutis du d'ssus qu'ont rien capté)

Intense réflexion entre moi et moi (pompiers/pas pompiers, poulet d'à côté ?) puis sentant comme une petite odeur de cramé, je me décide à courir chez mes voisins tout proche, à la gendarmy.

Là, je cause dans l'interphone à une madame qui se trouve en fait à 15 bornes de moi et qui n'en a pas rien à foutre de mon histoire mais tout comme, et me conseille de plutôt appeler les pompiers. Ce que je fis.

Après la gendarmette pas aimable, je tombe alors sur un pompier ultra charmant, que même que s'il était au moins à moitié aussi beau que sa voix était agréable, ben mazette ! :oÞ

Arrive la petite camionnette des pompiers de mon bled... je leur réexplique le topo et Roger (le plus gros, celui à moustache) sort le pied de biche pour tenter une ouverture du volet d'entrée, tandis que Jean-nono (le secos) que je soupçonne d'avoir picolé (petit village, peu d'activités) fait... bah il fait rien en fait, enfin si il tient la radio (le tokiwoki :oD)

Ca tergiverse, ça palabre pendant 3 plombes alors qu'arrive du village pas loin, une autre équipe de pompiers toutes sirènes hurlantes. (oué, ils se font chier les mecs dans not' coin... pour un péquin pas bien, t'en as 35 qui déboulent dans 3 camions différents)

Moi, voyant le pompier armé, en train de niquer à peu près toutes les ouvertures de l'appart du ptit vieux, je suis en train de me dire "Putain, s'il est juste en train de roupiller, va lui expliquer l'unité spéciale".
Finalement, halleluiah, Roger a fini de dezinguer un des volets et on peut plus ou moins voir à l'intérieur. Sauf qu'en fait nan, on voit pas vu qu'y a des rideaux. (Putain, pépère il peut se branler tranquille, il se fera jamais griller tiens)
Là, un petit jeune, que j'avais même pas vu arriver (mais mignon didonc :oÞ) dit "woah vazy c'est bon, ça pue le cramé là, pète le carreau"

Et il a bien fait... une fumée de ouf, bien epaisse, s'échappe du salon de pépère (qui est donc en train de dormir sans broncher dans son lit avec le détecteur de fumée posé à coté, qui lui hurle dans les oreilles).

En même temps que moi, vers 19h, il commençait à se préparer à bouffer lorsqu'il a été pris d'un malaise (qu'il dit !). Il est parti se foutre dans son lit sauf qu'il a laissé la bidoche dans la gamelle, sur le feu, allumé..... Voilà comment on fait cramer une baraque.

Voilà pour mon mercredi soir de bonne samaritaine... Et d'ailleurs, ça m'a rapporté quoi, à part louper la quasi-totalité de la nouvelle star : Une putain de crève carabiné, que même les actifed me débouchent pas le nez ! (chuis verte tiens, la prochaine fois, je le laisse sécher le vieux ! lool).
Sortir en pyjama/gilet, la veille du printemps en seine et marne, vous le saurez maintenant, faut pas.

Alors évidemment, je suis gentille tout plein moi (SIII ! et dites pas le contraire sinon j'vous claque !), je suis donc retournée voir pépère ce soir en rentrant du taf pour voir s'il allait bien quand même (parce qu'il a refusé d'aller à l'hosto).
Et ce dont je me doutais c'est avéré exact.... Pépère il est pas que malade physiquement, il est aussi seul et malade dans sa tête... et picole donc comme un trou (avec les médocs, c'est une bonne idée tiens).

J'ai bien vu qu'il avait probablement besoin de parler mais je suis ni assistance sociale, ni mère Térèsa donc bon, je lui ai tenu le crachoir 10 minutes, histoire de lui soutirer un numéro de téléphone à appeler au cas où un incident du genre se reproduirait mais encore fois il avait bu plus que de raison (il tenait à peine debout)... J'ai donc essayé de le raisonner un peu. (même si je sais trop bien que ce genre de discours, c'est peine perdue, m'enfin au moins c'est dit)

Conclusion, c'est moche de vieillir, seul de surcroit, et putain, picoler, c'est vraiment n'importe quoi... (cela dit il m'a quand même fait mal au cœur pépère)


Allez, allez, terminons sur une note positive... Car oui, enfin, tout arrive... mon nouveau boulot se passe bien.

Après la gestapo parisienne qui m'interdisait de regarder mon portable (entre autres choses) et qui, limite, chronométrait mes (nombreux) séjours aux chiottes (bon ok, des fois j'y restais 20 minutes ! :oÞ), je découvre les joies des 15/20 minutes en voiture, pour aller travailler dans une ambiance ma foi agréable, entourée que je suis de petites mémères (oui dans l'ensemble, c'est pas super jeune mais bon)
Et apparemment, je les fais marrer avec les conneries que je peux raconter (on s'refait pas ;o))

Ah oui, je travaille où ? Dans une mutuelle, qui porte le nom d'une couleur et qui se dit indispensaBLEU ! ;o)

Le boulot en lui-même n'est pas ultra passionnant (je contrôle et saisis des bulletins d'adhésion) mais bon, je me dit que c'est ça ou une autre gestapo....  J'ai même repéré les agences du secteur Midi-Pyrénées à Toulouse et Montauban comme ça s'ils veulent me garder, je demanderais une mut' la-bas pour me rapprocher de mes neveux !

Je l'avais dit : 2008 c'est mon année. L'année du changement... et du bonheur !

Peace on you et n'oubliez pas d'éteindre le gaz...